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Differents Faux préjugés
sur l'Islam

 

Lapidation, mains coupées, Talion.

Sans rentrer dans les détails, sachez que des peines expiatoires existaient avant l'Islam et que ce dernier y a juste apporté des restrictions. Pour cruelles qu'elles sont, elles sont rarement applicables (voire presqu'impossible pour “l'adultère et sa lapidation”).
En effet si un état respecte l'intégralité des règles islamiques, alors l'adultère y serait rare et le vol n'aurait plus cours ou presque. Car il faut savoir que la première tâche d'un état obéissant aux lois divines est de justement supprimer la misère et la ségrégation, de répartir la richesse grâce à “la Zakaat” (prélèvement sur les fortunes, pour les pauvres). Sachez, par exemple, que dans un état islamique, si un homme vole parce qu'il a faim, non seulement on ne lui coupe pas la main - le seul moyen pour lui de réintégrer la société par le travail - mais en plus la collectivité doit lui verser une pension pour l'aider à avoir des conditions de vie décentes !

Donc il est totalement contraire à l'esprit du Coran et de la Sunnah (habitudes du prophète) d'appliquer une répression AVANT de faire régner une justice sociale. Ensuite et alors, le TALION prend toute sa valeur.

Pratique barbare” disent-ils? Prenons l'exemple suivant: vous et votre corps êtes sain. Votre bras malheureusement est atteint d'une gangrène, et pour votre survie, le chirurgien est contraint de vous l'amputer. Est-il cruel? Non, il vous a sauvé ! Bon raisonnement. C'est même admirable que, par cet acte, il ait pu sauver UNE vie humaine.
Maintenant, à l'échelle d'une société où la survie et la cohésion de milliers, voire des millions de vies humaines sont en jeu, en extirper les germes d'un mal, devient un acte de barbarie, avilissant et désuet?

Demandez l'avis à celui qui est devenu paraplégique parce qu'un cinglé l'a frappé pour lui voler son sac, ses économies, ou son “Booster” (scooter très prisé). S'il est si cruel de crever l'œil à celui qui a sciemment crevé l'œil d'une innocente victime, comment alors qualifier son acte criminel, à lui, commis de sang-froid? Demandez le leur... Inversion dans l'échelle des valeurs.
Sachez cependant que si Dieu, dans le Coran, a autorisé le Talion, il a recommandé le pardon : S16 V126 “Et si vous punissez, infligez (à l'agresseur) une peine égale au tort qu'il vous a fait. Et si vous endurez...Cela est certes meilleur pour les endurants”.

Bien de masques humanistes risquent d'être déçus par cette mansuétude pleine de sagesse.

 

Le dieu des musulmans s'appelle Allâh

(donc différent du Dieu chrétien par ex.)
Cette croyance largement surannée peut être facilement réfutée.
Allâh est la traduction arabe du mot Dieu, tout comme God l'est en anglais. Un document de Secrétariat du Vatican pour les non-chrétiens (“Orientations pour un dialogue entre chrétiens et musulmans”) l'a clairement confirmé: “Allâh est le seul mot qu'ont les chrétiens de langue arabe pour dire Dieu”. (Source citée par M. Bucaille dans son 1er livre)
Le débat est clos.

 

L'islam c'est le fanatisme, la violence, le crime.

Il faut lever là toute ambiguïté : l'Islam condamne catégoriquement le crime et l'assassinat. Le Coran est très clair S5V32 “Celui qui tuerait un homme non coupable d'un meurtre ou un délit sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque fait don de la vie à un homme, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes”.

S17 V33 : “ Et, sauf en droit, ne tuez point la vie que Dieu a rendu sacrée”. Etc...
Tout comme riposter à une injustice est un droit (s42 v39 : “et qui, atteints par une injustice, ripostent”) revendiquer de gouverner au nom de Dieu est un droit, s'il est scrupuleusement respecté. Mais ce même droit ne saurait cependant justifier de moyens honteux pour arriver à cette fin (violence, crime d'innocents).

Ceux qui le font, abusent du droit de parler au nom d'une religion. Eux sont en cause, pas l'Islam. Mais parallèlement il y a tant d'actes terroristes qui sont toujours, à priori , attribués aux “extrémistes islamistes”.

Cette logique est déroutante : pourquoi attaquer la religion de l'Islam, lorsque des musulmans font une faute, et pourquoi n'accuse t-on pas la laïcité pour un laïc, le christianisme pour un chrétien, l'athéisme pour un athée, lorsque ceux-ci perpètrent d'ignobles crimes? Pourquoi?
Avez-vous UNE seule fois entendu parler d'”un terrorisme catholique” s'agissant de l'IRA ?
Qu'une puissance se heurte, dans le monde musulman, à un obstacle? C'est du fanatisme. Le musulman défend-il son foyer, sa religion, sa patrie? C'est un extrémiste, et non un patriote.
Le patriotisme a-t-il deux sens différents? Non, il est fonction du contexte!

On fait tout pour radicaliser des gens en leur spoliant des droits les plus élémentaires pour, ensuite, pouvoir mieux les accuser.

L'équité la plus élémentaire leur enseignerai à rechercher et condamner l'ORIGINE d'un mal, et non ses CONSÉQUENCES. Mais on parle là de musulmans, alors au diable l'équité, et les valeurs morales! La fin justifie les moyens. Tous les moyens, même les plus honteux. Tout principe d'équité est subordonné au service de leur dessein inavoué et inavouable. Et dans 30 ans nos enfants étudieront les justificatifs de “cette morale”, de cette “équité”, de cet “ordre international” qui a fait qu'ils aient pu ébranler toute une armada pour l'autre bout du monde, chaque fois que les uns éternuent, tout en affamant un peuple d'innocents (Irak); et en même temps, laisser massacrer les autres (Bosnie, Palestine), à deux pas de chez eux ou ailleurs. Désarmant les victimes, en armant les agresseurs, cette fois!

Demandez donc à nos détracteurs de s'obliger systématiquement à donner la religion des victimes de leurs atrocités, tout autant qu'ils s'empressent de mettre en avant l'Islam quand des musulmans sont les agresseurs.

Et pourquoi donc on ne le fait toujours pas? Exigez d'eux UNE seule raison valable.

 

L'Islam = Intégrisme

Le mot “intégriste” ne veut pas dire extrémiste, terroriste, ni islamiste, bien que tout ce que vous entendez le suggère. Le mot intégrisme est né en Occident avec les curés qui refusaient de dire la messe dans les langues vernaculaires, en maintenant la langue véhiculaire usuelle. C'est donc à l'origine un phénomène catholique, appliqué pour la première fois à l'«Islam» qu'avec Khomeini. Et l'«Islam iranien» d'aujourd'hui est-il un modèle pour les musulmans sunnites représentant l'écrasante majorité des musulman?

Maintenant, si cependant la définition de l'intégrisme c'est d'avoir des principes de vie, de croire en Dieu et en son prophète Mohammad (PBSL) , de défendre sa foi, d'aimer la prière (comme d'autres peut-être aiment le vin), d'accorder large place au spirituel dans sa vie, d'exiger son droit à la différence, alors oui, nous devrions être tous intégristes et fiers de le clamer !

Là est le malaise : quelle EST la conception à chacun de l'intégrisme ?
Si l'intégrisme c'est la xénophobie, l'assassinat d'innocents (en Algérie comme en Palestine), le mépris des autres, la manipulation de la religion pour mieux exploiter les âmes, des rites imposés sous la contrainte, du fascisme nouvelle sauce, un embrigadement prosélyte arriviste, eh bien je dis que ce n'est pas l'Islam, et que chaque musulman doit le combattre par la force, la pensée, la parole, et la plume. Le Coran nous l'enseigne: Sourate 2 Verset 252 : “Point de contrainte en religion, la vérité se distingue (suffisamment) de l'errance”.

Dans une discussion, bien souvent, le masque humaniste tombera pour dévoiler l'hypocrisie de la manœuvre, car les faits parlent d'eux-mêmes.

 

L'intolérance de l'Islam

La civilisation moderne, bien qu'elle regorge de faits historiques et de témoignages contraires, veut absolument véhiculer une image négative de l'Islam. C'est un fait établi extraordinaire, d'autant plus qu'il est vérifiable par quiconque étudie des données historiquement fondées, tout AUTANT QUE les gesticulations actuelles.

Il est très facile de réfuter toutes les attaques contre l'Islam sur la tolérance, mais il est difficile de résumer, tant ces attaques sont nombreuses. Aussi, et pour être concis, il suffit de se borner à citer quelques unes de leurs propres sources, non suspectes de sympathie envers l'Islam.

Parlant de l'Islam: “Si aucune religion n'a compté des triomphes plus rapides et plus éclatants, aucune ne s'est montrée plus généreuse et plus tolérante”... “Où sont ces atrocités épouvantables qui nous ont valu tant de tirades larmoyantes et éveillé si longtemps la compassion indignée des âmes sensibles ?”

Pierre Laffite, Les Grands Types de l'Humanité.

L'abbé de Broglie, parlant d'Abou Bakr (ra) et d'Omar (ra) (les deux premiers califes de l'Islam) dit: “Ces deux arabes, appelés à gouverner un immense empire, n'ont pas été en dessous de leur tâche et se sont montrés fermes, justes, sobres, énergiques et infiniment supérieurs aux empereurs et gouverneurs chrétiens qu'ils combattaient” -
Abbé de Broglie, Problème et Conclusion de l'Histoire des religions –

Des témoignages de ce genre sont légions, et à leur disposition.

Le Coran contient tant de versets prônant une tolérance, alors, encore inconnue:
Sourate 2 v257 - S4 V160 - S24 V45 - S33 V 47 - Vérifiez à loisir, car ami lecteur vous risquez d'être lassé par toutes les transcriptions.

 

L'Islam a toujours prôné la liberté du culte.

L'Histoire peut le prouver. Ils font une grotesque analyse de “l'autre”, de cet “autre” qu'ils ne connaissent pas ou mal. Leurs propres faiblesse devrait les inviter à une plus grande impartialité, à plus de réserve.

 C'est cette même réduction qui fait que pour eux la tolérance voudrait qu'il puisse nous dicter comment pratiquer notre propre religion.

Ils seraient mieux inspirés de retourner à des sources fiables et d'y puiser les enseignements qui leur font défaut.

Qu'ils comparent donc avec l'histoire de la Chrétienté.
Par exemple après la prise de Jérusalem par Omar (ra) , grand vainqueur et maître de la ville, il n'en demanda pas moins l'autorisation au patriarche du Saint-Sépulcre pour y faire sa prière; les musulmans ne firent du mal ni aux chrétiens, ni aux juifs.

 

L'Histoire le prouve .

À la prise de cette même ville en 1099 par les Croisés (=au nom de Dieu!):
“Ils (les Croisés) massacrèrent sans pitié les musulmans et brûlèrent les juifs”. “Le carnage qui suivit la prise de Jérusalem fut si terrible que les chevaux des Croisés étaient dans un bain de sang jusqu'à mi-jambes”
À la reprise de Jérusalem par Salahuddin (Saladin) en 1187, lorsque les chrétiens ont capitulé, il n'y eu aucune vengeance, aucun massacre. Les blessés furent soignés et les survivants purent retourner en Europe!

L'Histoire confirme ces faits (lire: Encyclopedia Britannica, abbé Michaud “Voyage religieux en Orient” ou “Histoires des Croisades”)

 

Ce que l'on ne vous dit pas!

Dans les immenses territoires conquis par les musulmans (de l'Asie à l'Espagne, de l'Afrique du Nord à l'Inde) les élites intellectuelles étaient musulmanes.
Tandis que tous les ouvrages de vulgarisation vont jusqu'à exalter une fictive débilité et barbarie des “conquérants” musulmans. L'Histoire nous prouve le contraire.

Il faut démystifier l'opinion sur ce que l'Islam a apporté à l'occident, et point n'est besoin d'être historien pour le savoir !

De la péninsule arabique va rayonner pendant des siècles, sur trois continents, de l'Inde à l'Espagne et de l'Asie Central au fin fond de l'Afrique, une foi unique, une communauté unique, une culture unique, intégrant, transcendant et fécondant toutes les autres.

Du 7è siècle au 13è siècle, les pionniers de l'Islam, grâce à cet esprit d'ouverture rappelé à chaque page du Coran, ont su traduire, intégrer, repenser toutes les sciences des pays conquis à la nouvelle foi, selon la perspective musulmane, puis transmettre cette nouvelle culture enrichie, à travers leurs grands génies et leurs universités au monde d'alors.

De toute l'Europe plongée alors dans l'obscurantisme, on venait, comme on part aujourd'hui à Oxford ou Paris, parfaire ses connaissances dans les grandes capitales islamiques Cordoue ou Bagdad.

Les élites intellectuelles furent musulmanes: Al Kwarizmi (800, mathématicien, père de l'algèbre - du nom de son livre Al Jebr-, pionnier de l'algorithme - vient de son nom “francisé”- et de la numération écrite universelle), Avicenne (Ibn Sin, 1037, philosophie, médecine), Averroes (Ibn Roschd, 1198, philosophie), Ibn Arabi (1240, Poète et prosateur), Ibn Khaldun (1406, sociologue, génie universel) etc...

Pendant ces siècles véritablement “de lumières”, la civilisation islamique fut le porte-drapeau des sciences de ce monde.

Pendant que les “médecins francs” tranchaient les jambes à coups de hache pour “soigner” une pustule ou encore incisaient en croix la tête de courageux souffrants, des “Sarrasins barbares” (Abul Qassim Khalaf, Abul Qassim Ammar, par ex.) amputaient sous anesthésie ou excellaient dans la délicate chirurgie de l'œil (cataracte par ex.) !
Ce ne sont là que des exemples, pour plus d'informations consultez la bibliographie.

Car il faut rétablir la vérité. Il y a 600 ans, le seul livre de la bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris était un ouvrage arabe. Seul ouvrage que les médecins du roi Louis XI - chrétien - consultaient pour le soigner! C'était l'ouvrage d'Al Razi (865-925)...dont la statue s'élève toujours dans l'amphithéâtre principal de cette Faculté.

 

L'éveil de l'Occident est intimement lié à la civilisation arabo-musulmane.

Savez-vous que le droit international, les droits de l'Homme, la Sécurité Sociale ne sont pas des innovations de l'Occident? Que l'apport de l'Islam dans ces domaines, comme dans tant d'autres, fut plus que prépondérant? Que la plupart des idéaux de liberté dont le monde occidental a fait sien trouvent leur fondement dans le Coran?

Tout ce renouveau culturel, scientifique, philosophique, fut le ferment de la Renaissance en Europe qui s'en est inspiré à travers l'Espagne et la Sicile musulmane.

Tout ceci est la stricte vérité, aussi douloureuse qu'elle LEUR soit. Relevez bien cependant qu'on ne peut nier que dans l'histoire de l'Islam, certains de ses fidèles ont eu des attitudes différentes envers la science, cela aussi est une vérité, aussi douloureuse qu'elle NOUS soit.

Car, à tout observateur attentif, un fait s'impose : l'Occident n'a pu progresser scientifiquement, matériellement, intellectuellement, qu'en s'éloignant de l'Église, que lorsque faiblissaient ses pouvoirs et son diktat. Concernant l'Islam, c'est tout à fait l'inverse: quand les musulmans se sont éloignés des vrais préceptes de la foi islamique, alors ils ont perdu leur rôle de moteur de la civilisation. Cela démontre au moins un fait d'une importance capitale: la qualité des enseignements qu'ils ont délaissés devait être réellement exceptionnelle!
Cela nous éclaire, s'il en fallait, sur la valeur des préceptes coraniques.

Apprenons donc à tirer les leçons de l'Histoire, à ne pas répéter les erreurs de nos prédécesseurs.

- Un dernier sujet, pour terminer, sur les colonisations : cette grande entreprise des nations européennes s'étale sur 3 périodes qu'il convient de rappeler:

- La prise possession de terres appartenant à des royaumes souverains au nom de la civilisation et de l'évangélisation. Tout le monde est informé des massacres, de l'exploitation et autres injustices perpétrés sous ces labels.

- La gestion de ces territoires immenses en divisant les populations en pays pour mieux régner.

- Enfin, lorsque l'exploitation ne put continuer face aux ressentiments grandissant des autochtones, partir. Mais partir "intelligemment", afin de faire de ces états, par eux créés, des régions entièrement dépendantes économiquement de leurs anciens maîtres. Partir en laissant des vassaux à leur solde. Partir enfin, en laissant une bombe atomique dans la conscience de chacun: le nationalisme .


Un concept inexistant en Islam.

Du Grand Maghreb, terre d'Islam, on en a “sorti” l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye etc... L'Empire Ottoman a été dépecé de la même manière(voyez le résultat en Ex-Yougoslavie, ou en Irak, entre autres.).

Ces partages ont été déterminés non pour correspondre à une réalité géographique ou pour répondre aux souhaits des peuples concernés, mais simplement de sorte que ces puissances coloniales garde un maximum de territoires et leurs richesses sous leur sphère de contrôle.
Musulmans de toutes nationalités, souvenons-nous que la Oummah, la communauté de l'Islam a été inspirée par Allâh le Savant Suprême, tandis que le nationalisme, arabe ou autre, n'est que le fruit amer des hommes, des hommes, des hommes! Il vous a été insufflé, puis entretenu, puis exacerbé par ces mêmes hommes, nos anciens maîtres coloniaux pour diviser la Oummah, et mieux les enrichir par leurs ventes d'armes.

Ne soyons pas aveugles, partout où se tournent nos regards, nos oreilles, notre cœur se serre, si imperméable soit-il à “ces faits religieux”. Mais pourquoi?
Pourquoi cette peine ressentie par un musulman au fin fond d'une île de l'Océan Indien, lorsque des palestiniens se font massacrer, lorsque des bosniaques se font violer parce que musulmanes, lorsque des musulmans s'entre-tuent au Pakistan ou ailleurs? Pourquoi cette peine partagée?
Parce que cette Oummah, désagrégée par les nations, continue de vivre au plus profond de nous-mêmes.

Plaise à Dieu, que cette prise de conscience puisse , au delà des frontières temporelles imposées, des nations, et des races, fédérer les aspirations d'un milliard d‘âmes vers une union absolue dans l'amour et dans la foi. C'est là notre seul salut.

À ceux, tous ceux, parmi nous, qui œuvrent contre cela, Allâh leur a annoncé dans un langage clair, qu'Il répondront de leurs actes, qu'Il n'a point besoin d'eux, qu'Il les remplacera par un autre peuple qui L'adorera et mettra en pratique Ses préceptes. (Coran 5:54, etc)

 

L'ESCLAVAGE ET L'ISLAM:

 La culture c'est ce qu'il reste lorsqu'on a tout oublié."
Mais pas lorsqu'on a trop oublié!

En résumé, en cette période du 150 ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage, on nous dit que le débat sur l'esclavage n'a plus lieu d'être, car ce fut un phénomène universel aussi vieux que la société humaine elle-même (il suffit de se rappeler les différentes civilisations qui la pratiquaient), que quelque part nous avons tous eu un ancêtre esclave ou maître, qu'il est donc ridicule que l'Occident demande pardon aux dizaines de millions d'êtres humains concernés, surtout que le même Occident a été à l'avant-garde de l'abolition de l'esclavage.
On conclue qu'il faudrait ranger au rang des fantasmes "la dette esclavagiste" et sa compensation, d'autant plus que maîtres et esclaves se sont mélangés, depuis.
Bien. Il est à noter aussi que, selon eux, les derniers à pratiquer l'esclavage furent l'Arabie et la Mauritanie.

Le problème c'est que cette logique est émaillée de contrevérités historiques, il est diffamatoire à l'endroit de l'Islam et du Coran, il est moqueur envers les souffrances qu'ont dû endurer des hommes et des femmes d'Afrique tout autant que les effets mutilants de l'esclavage et son corollaire raciste, sur les générations postérieures.

Au niveau de l'Histoire, rien n'est plus faux que d'affirmer que le type d'esclavage pratiqué en Occident (Etats-Unis et Europe) fut pratiqué de tout temps et par toutes civilisations. En effet l'esclavage existe depuis la nuit des temps. Ce fut une époque où c'était même une mesure "humanitaire"!

Je m'explique. Auparavant après les guerres, il fut d'usage de tuer tous les survivants ennemis.
Puis on prit conscience que l'on pouvait bénéficier, là, de "main d'oeuvre" gratuite, alors on institua l'esclavage, épargnant, par la même, la vie des prisonniers de guerre, blancs, noirs ou jaunes. Les esclaves provenaient donc de prisonniers de guerre. Ces personnes pouvaient d'ailleurs souvent être libérées, se racheter, voire se marier avec leur maître, donc s'émanciper.
Donc, "tant qu'il y avait de la vie, il y avait de l'espoir..."


Voilà, résumé , l'esclavage pratiqué par les civilisations anciennes, et ceci est confirmé par d'illustres historiens. L'esclavage y fut donc un fait relevant de l'ordre économique, résultant du travail. Cela est bien clair, et, historique.

Mais AUCUNE de ces civilisations n'avaient établi l'esclavage sur des critères RACIAUX, comme ce fut le cas en Occident!

 

Cela, aussi, est historique.

Aucune ne leur avait donné ce caractère exécrable d'une SERVITUDE PERPéTUELLE: en Occident l'esclave appartenait à son maître, toute sa vie, lui, ses enfants et toute sa descendance, POUR TOUJOURS!!

Cela fut "sanctifié" par Le fameux Code Noir le 17 mars 1685, qui fut tout, sauf l'expression d'une aspiration abolitionniste.

Aucune de ces anciennes civilisations sus-nommées, n'a évoqué une exégèse tendancieuse des Ecritures pour se donner bonne conscience: telle que celle qui dit que la race noire fut maudite par Dieu à travers le mythe biblique de Canaan à Cham (Génèse 5/32, 6/10, 7/13,9/18-25, 10/5, etc).

Aucune de ces civilisations n'ont eu leur "père Bartolomé de Las Casas" pour rappeler qu'il fallait DES NOIRS d'AFRIQUE comme esclaves pour aider les pauvres colons américains, car il lui semblait odieux d'exploiter ainsi...les Indiens...Mais les noirs, descendants de Cham, sont eux prédestinés, selon les Ecritures, à la servitude. Las Casas (entre autres), donna ainsi une justification à l'abominable exportation vers toutes les colonies occidentales. Il y eut aussi des bulles papales.

Voilà, très succinctement, les différences. L'esclavage pratiqué alors par l'Occident procédait d'une idéologie de la supériorité raciale.
Et nous sommes là, très, très loin des pratiques antiques. L'esclavage fut en Occident pratiqué selon un critère ethnique: une faveur réservé aux noirs!

Rien n'est plus faux que d'affirmer que l'Occident ait été à l'avant-garde de l'abolition de l'esclavage tout comme affirmer que "l'abolition" réclamée par l'assemblée française en 1794 fut déterminante et "révolutionnaire". Il convient d'établir une distinction entre la Traite et l'esclavage.

1) la dite assemblée avait aboli l'esclavage mais pas la traite (le commerce d'esclave). Cela n'eut donc aucun effet sur le sort des malheureux extirpés d'Afrique pour améliorer le confort et l'économie des colons. La traite continua donc de plus belle. La première loi française à son encontre est datée d'avril 1818.

2) outre des raids esclavagistes au coeur de l'Afrique, l'Europe provoquaient les guerres tribales en Afrique en excitant et armant les indigènes. Sachant que ces "guerres" leur ramènera leur lot de prisonniers pour remplir leurs navires négriers qui attendaient en rade.
Toutes leurs expéditions étaient accompagnées, depuis l'Europe, de trafiquants d'esclaves. Pourquoi? Pour prôner l'abolition???

3) La traite négrière ne prit fin que par un processus graduel procédant lui-même d'un faisceau d'éléments, moraux, économiques, stratégiques etc, qu'il est impossible d'exposer dans ces quelques lignes.

Non, ni en 1794, ni le 1er janvier 1849, les colons ne se sont pas mis à embrasser leurs "frères esclaves". Et tous savent pourquoi.

Si les personnes d'origine africaines ne sont pas en droit, selon certains, de demander et obtenir réparation des séquelles, des abus, des viols de leur corps comme de leur conscience, alors, pour le moins l'Occident DOIT se repentir d'avoir menti sur Dieu, et demander pardon.

Sinon, soit l'enseignement du Christ fut vain, soit bien des églises doivent être fermées, car Jésus (Paix sur lui) dit clairement en Matthieu 5:23 et Marc 11:25 : "si tu as offensé ton frère, tu dois t'excuser d'abord, avant de venir à l'autel (église)".

Et j'ajoute que cela relève d'une certaine logique: on ne peut pas aller vers Dieu et aimer Dieu que l'on a jamais vu, ET, abuser de son prochain que l'on voit chaque jour !

Car, sans chercher la controverse, des questions se posent tout de même à l'Occident:
Quand vont-ils se repentir d'avoir menti sur Dieu?
Car Dieu n'a maudit personne dans les extraits de la Génèse cités, c'est Noé qui l'a fait, et selon la Bible, il était ivre...
Quand vont-ils se repentir d'avoir forcé des esclaves à se prostituer, à changer de religion?
Quand vont-ils rendre aux africains et aux indiens d'Amérique au moins la moitié de leur terre volée, ainsi que l'or et les diamants extraits, vu que la Bible dit "tu ne voleras point" ?

Le pardon ne s'exige, ni ne s'impose, il se mérite. Et comme je l'ai dit, le moindre des mérites c'est de demander le pardon, collectivement. D'autres peuples ont eu droit à des excuses officielles de l'Etat récemment, pourquoi pas tous les français (au moins) qui ont une origine africaine, qu'ils soient ce jour, noirs, blancs, ou jaunes?
Ainsi, bien des questions restent en suspens.

Par ailleurs, il est parfaitement faux d'affirmer qu'après 1848, la traite continua par l'intermédiaire d'autres noirs mercantilistes, c'est ignorer la cause première (la demande), mais je risque d'être trop long.

Il est faux de dire que l'Arabie fut la dernière destination de la traite négrière: c'est voir l'Histoire avec un microscope. L'infâme négoce continua jusqu'en 1873, à destination de Cuba (colonie espagnole), et au moins jusqu'en 1888 à destination du Brésil (colonie...portugaise). Lire utilement "La traite des esclaves dans les Caraïbes et en Amérique latine" de José Luciano Franco, in Hist. Gén.,Unesco, p.105 à 107.

Sans mettre en doute l'intégrité intellectuelle de quiconque, il convient néanmoins, de se souvenir que ce que nous savons de la partie africaine des trafiquants, nous est bien souvent rapporté par des européens qui furent raremen t sans préjugés: c'est pour cela que beaucoup d'études sur le sujet sont illustrées de marchands noirs ou arabes, que la religion de tout ce qui n'était pas chrétien, était forcément décrite comme païenne ou animiste, etc. Des documents récemment retrouvés permettent de rectifier bien des déformations (voir, entre autres, l'étonnant livre du Dr Edward W. Blyden, prêtre et missionnaire noir et témoin occulaire, "Christiannity, Islam, and the African race", U.S. , Edingburg Princeton University Press).
Certains "spécialistes" veulent faire avaler aux lecteurs que si le terme "cafre" tire son origine du mot arabe "Kafir" (incroyant), cela prouverait bien le rôle marchand actif des arabes dans l'établissement de l'esclavage, traduire: c'est pas nous, c'est eux . Il faut bien se donner bonne conscience comme on peut.

Voyons ce terme "cafre" à la lumière de l'Histoire. Avant de pointer l'index vers les arabes, il faut s'assurer de la justesse et de l'impartialité de ses propos. Précautions élémentaires qui ont échappé à chers "spécialistes". L'Histoire contredit cette version réductrice des faits.
Selon les navigateurs portugais qui ont du combattre les arabes et les musulmans africains de la côte Est de l'Afrique, les arabes furent en Afrique depuis l'an 700 . L'influence islamique est là depuis l'an 700. Bien des cartes anciennes de l'Afrique tirent leurs origines des géographes arabes. Et sur ces cartes, francisées, de vastes régions d'Afrique sont appelées "Pays des Cafres" (traduire: pays des incroyants). Il s'agissait donc tout simplement d'une appellation géographique BIEN ANTÉRIEURE à l'esclavage "moderne" (raciste) de l'Europe. Ces derniers ont tout simplement repris une appellation arabe certes, mais PRÉ-existante, pour dénommer ces peuples d'Afrique. Les arabes, eux-mêmes ont une origine africaine! Ceci explique aussi pourquoi l'Islam fut et est toujours solidement implanté en Afrique, pourquoi 80% des esclaves importés au Brésil étaient musulmans, 50% pour les USA; pourquoi la colonie portugaise alors du Mozambique porte le nom latinisé de son ex-chef musulman africain Moussa Bin Beik. C'est ce que me révèle l'HISTOIRE. Et j'y peux rien.

Tout comme l'Histoire me dit que des "cafres" (noirs africains) ont été en Amérique des centaines d'années avant que Christophe Colomb soit né!

Mais de cela, nos livres d'histoire n'en disent pas un mot! Des "cafres" (noirs africains) ont effectivement commercé avec les amérindiens des centaines d'année avant le génois C. Colomb. Il y a des ouvrages, des documents télévisés, et des monuments visibles ce jour au Mexique.

Ouvrages: "They came before Colombus" de Ivan Van Sertima, le journal de bord de Colomb "The Journal"; ou celui de Cortès, qui déclare que Vespucci Ameriqo, son second, atteste avoir vu des africains au loin dans l'Atlantique, retournant en Afrique; "l'Amérique pré-colombienne" de F. Anton Ed. Rencontres Lausanne, etc.
Il s'agit des tribus Mandingues (musulmans) d'Afrique de l'Ouest (voir "Seven African Arabian Wonders of the World" de Dr K.A. Mansour Ed.
FAAP (Californie). Mais je ne peux citer ici toutes les sources.

Preuves visibles au Mexique: Musée régional, Vera Cruz: monument négroïde datant des Olmèques; Place du Marché de Tuxtla Santiago, Vera Cruz: Statue basaltique de type négroïde; gravures, motifs, etc, identiques à ceux des Mandingues africains.
J'espère que ces quelques éléments suffisent aux lecteurs, aussi extraordinaire que soit l'information.

Mais retenez de même que les vikings aussi avaient, eux aussi, devancé Colomb sur les territoires de l'Amérique septentrionale, en suivant, au Nord, le 60ème parallèle.
Je terminerai par la plus grosse calomnie, sur le Coran, et donc les principes islamiques. Cela sera TRÈS simple. Il y a 1400 ans que le Coran ne cesse de prôner la libération des esclaves comme un acte de grande piété. Tous les prétextes et le moindre abus des maîtres servaient à l'affranchissement des esclaves. Les esclaves devaient être traités comme un membre de la famille. La sagesse inhérente était une émancipation progressive qui préservât l'ordre et la réadaptation économique conséquente.

La liste des versets concernés seraient trop longue, aussi je n'en mentionne que quelques uns, libre à quiconque de vérifier: Chap. 45:vers.5, chap.2:177, 24:33, 40:13, 4:94, 5:91, 4:29, 24:32.

Le meilleur des croyants est le plus pieux, clame le Coran.
Point de distinction de race ou de rang en Islam.

L'histoire du fameux appel à la prière, l'Azaan, geste que répète, aujourd'hui, les musulmans sur les 5 continents, est éloquent: il fut ordonné par le prophète à un noir abyssinien, Bilhal, l'honneur de le faire pour la première fois dans l'Islam naissant.
Le fils adoptif du prophète Mohammad (Paix sur lui) fut un esclave noir affranchi: Zaïd.

L'épopée de l'Islam est jalonnée de faits de ce genre, et sont bien connus et reconnus. Aussi je n'insisterai pas plus sur cette fraternité prônée par l'Islam.

Mais ce n'est pas chercher des boucs émissaires que d'évoquer l'Histoire.

Je n'ai pas écrit l'Histoire, mais je la livre telle quelle, sans ses fards habituels, pour que tous, moi y compris, nous puissions y tirer une leçon.

Pour ne pas être taxé d'anti-occidental, je donnerai mon point de vue personnel sur la question. Sans vouloir se circonscrire au passé, il convient d'y puiser des enseignements pour éviter, pour le bien-être moral et physique de tous, que les erreurs du passé ne se répètent jamais plus.
Et comment résoudre l'équation sans passer par une information impartiale sur les faits?

L'esclavage physique est fini, la liberté de marcher et bouger, sans ressentir la sinistre friction et bruit d'ancestrales chaînes, est une réalité bien actuelle.
Oublions le passé. Prenons maintenant garde à l'esclavage mental, véritable caméléon.


Mohammad Amine Alibhaye

Source: islam-paradise.com